
La négociation T.30 que deux appareils de fax effectuent à l'établissement de l'appel, avant la moindre transmission de données.
Un handshake est la négociation que deux appareils de fax effectuent immédiatement après la connexion d'un appel et avant la transmission de la moindre page de données. Défini par la recommandation T.30 elle-même, il permet à l'appareil émetteur et à l'appareil récepteur de s'identifier, d'échanger le CSID et le TSID de chaque appareil, et de convenir de la vitesse de transmission, de la résolution et de la méthode de gestion des erreurs les plus performantes que les deux côtés prennent réellement en charge. Les tonalités échangées lors de cette négociation font l'objet d'une présentation plus détaillée à part.
On confond facilement le handshake avec les tonalités servant à composer le numéro, mais il s'agit de signaux entièrement distincts. La numérotation par tonalités DTMF sert uniquement à établir l'appel sur le réseau téléphonique ; le handshake ne commence qu'une fois cette connexion établie, et utilise un jeu de tonalités totalement différent pour négocier la transmission elle-même.
Le résultat du handshake détermine le groupe de fax et la vitesse pris en charge par les deux côtés. C'est ce qui permet à deux appareils de fabricants et d'époques différents d'échanger un fax avec succès : dès lors que les deux effectuent la même procédure de handshake, le reste de la transmission se déroule automatiquement. Un handshake qui ne se termine pas correctement se traduit par une erreur de négociation distincte, qui n'a rien à voir avec une ligne occupée ou un appel sans réponse.
S'accorder sur une vitesse pendant le handshake ne garantit pas que la ligne pourra la maintenir une fois les données en cours de transmission. Les appareils de fax exécutent une courte séquence d'entraînement pour vérifier que la connexion tient à la vitesse qu'ils viennent de négocier. Si ce n'est pas le cas, ils peuvent effectuer un nouvel entraînement (retrain) à une vitesse plus basse et plus prudente, plutôt que de faire échouer l'appel. Sur une ligne qui reste instable, ce repli peut se produire plusieurs fois au cours d'une même transmission : on sacrifie la vitesse pour que le fax soit bien transmis, plutôt que de ne pas l'envoyer du tout.
Un cas courant : un fax qui se connecte à une machine plus ancienne et plus lente
Un coordinateur logistique qui envoie un document d'expédition urgent vers le fax vieux de dix ans d'un client remarque que la transmission prend un peu plus de temps que d'habitude. C'est le handshake à l'œuvre : les deux appareils s'alignent sur la vitesse maximale prise en charge par la machine la plus ancienne avant le transfert de la moindre page, plutôt que d'échouer à se connecter.
En général, quelques secondes seulement. Il se déclenche automatiquement dès que l'appel est connecté et se termine avant l'envoi de la première page de données.
Non. Les tonalités de numérotation servent uniquement à établir l'appel sur le réseau téléphonique. Le handshake ne commence qu'une fois cette connexion établie et utilise un autre jeu de tonalités pour négocier la transmission elle-même.
